Le cinémagraphe

by | Feb 15, 2017

Le Cinemagraph

“Un quoi?” est souvent la première réaction quand j’explique qu’en plus de la photographie je réalise des cinemagraphs. Il faut bien avouer que malgré le fait que son utilisation soit en plein essor, on sait rarement mettre un nom sur cette réalisation un peu hybride.
Car le cinemagraph c’est à la foi de la photo et de la vidéo, l’un et l’autre se mettant mutuellement en valeur. Le principe général consiste en effet à présenter un plan fixe dont seul un ou plusieurs petits éléments seront en mouvement, offrant ainsi à la scène une nouvelle dimension.

Avant d’entrer dans le vif du sujet il serait intéressant de connaître un peu l’historique, ou tout du moins la naissance de cette pratique qui même s’il n’arrive sur le devant de la scène que depuis un timide 2015, est apparue en 2010.
En recherchant sur wikipédia ou ailleurs on découvre que la paternité est attribuée à deux personnes, Kevin Burg et Jamie Beck qui à l’occasion de la fashion week en 2011 avaient mis en place ce procédé qui fut très remarqué et largement apprécié.

Mais en fouillant dans les tréfonds des Internets on peut en trouver qui furent réalisés par Gus Mantel en 2010 avec comme thème l’excellente référence “Shining”. Kevin et Jamie ont donc principalement permis une large exposition médiatique à ce procédé.

Il fut suivi par une large série ayant majoritairement pour thème le cinéma et dont vous pourrez profiter ici : http://iwdrm.tumblr.com
L’attrait envers cette pratique a ensuite fait le reste et le procédé fut repris régulièrement à travers le monde.  

 

Pourquoi le cinemagraph?  

Si le cinemagraph intéresse de plus en plus c’est qu’il présente des avantages aussi bien par sa forme que par son usage.  

1 – Parce que c’est un sniper

Par sa forme car comme vous avez pu le voir sur les exemples précédents ce mélange de photo et de vidéo “intrigue” et capte l’attention tout en restant relativement sobre. Dans un contexte surchargé de vidéos et d’images, il tire son épingle du jeu.
Mais avant tout c’est aussi un excellent moyen de mettre en avant un élément spécifique dans un contexte choisi.
L’oeil n’est pas parasité par des éléments accessoires en mouvement comme il pourrait l’être sur une vidéo ou une séquence en gif animé. Il permet de donner l’ambiance désirée et de concentrer l’attention sur un point à valoriser. L’information passe donc plus rapidement. C’est un aspect important dans un environnement de contenues très concurrentiels.

2 – Parce qu’il est léger

Même s’il comprend de la vidéo, celle-ci reste très courte et illimitée dans le temps par l’action d’une boucle, le reste étant composé d’une image fixe. Cette forme présente donc également l’avantage d’être un fichier léger.Alors nous avons certes des connexions ADSL ou fibre dont les débits permettent maintenant de charger toute sorte de contenu assez lourd très rapidement, mais à l’heure où la consultation de contenu passe aussi très souvent par le smartphone, le critère du poids reprend toute son importance, d’autant plus avec les limitations de data des réseaux 4G.
Ainsi même quand le réseau n’est pas au meilleur de sa forme, votre cinemagraph reste visible quand des vidéos sont quant à elles aux abonnés absents.

3 – Parce qu’il n’est pas onéreux

Un autre critère important pour un projet réside dans le budget. Alors évidemment la comparaison ne tiendra pas contre une photographie mais plutôt contre une vidéo. Quand celle-ci nécessitera une logistique plutôt lourde et une durée de réalisation plus longue entre le tournage et le montage, le cinemagraph prend rarement plus d’une journée complète à être réalisé (sans compter évidemment l’étape de recherche).
Le coût est donc bien moindre sur la facture.

D’une manière générale proposer un contenu animé est plus rémunérateur en termes de clics, c’est un fait. On estime généralement la gain d’attraction 25% supérieur à celui d’une image. Partant de là il devient tout de suite plus intéressant de partir sur de l’animation. Le cinemagraph se place donc en bon compromis pour quelqu’un qui souhaiterait plus qu’une image pour mettre en avant son produit et attirer plus de monde, sans pour autant se lancer dans le projet plus compliqué et coûteux d’une vidéo. 

4 – Parce qu’il est polyvalent

Alors concrètement quels sont les usages de prédilection du cinemagraph?
Et bien ils sont nombreux car il peut adopter toutes les dimensions, tout dépend finalement du support sur lequel il est appliqué. C’est donc un outil qui peut servir la communication d’une manière assez polyvalente.
Dans les faits il est majoritairement utilisé pour le moment sur les réseaux sociaux et les mails. Les formats .gif et .mp4 sont intégrés depuis un moment, permettant ainsi au cinemagraph de s’intégrer parfaitement à toutes les principales plateformes (Facebook, Twitter, Instagram, etc…).
Concernant les mails il est généralement apprécié pour les invitations à des événements où des communications concernant de nouveaux produits. Car comme expliqué précédemment sa forme est attractive et amène toujours une certaine curiosité, avantage en or pour se démarquer dans une boite mail se remplissant en permanence et dans laquelle le tri se fait rapidement et sur un coup d’oeil.

Mais à l’heure où les supports de communication sont omniprésents dans notre quotidien il est tout à fait envisageable de s’écarter du droit chemin. Ainsi rien n’empêche de l’intégrer sous le format d’une bannière, d’un habillage de site ou encore d’un écran vidéo promotionnel que l’on trouve de plus en plus souvent dans les lieux publics.

 

Finalement avec le cinemagraph, la seule limite c’est un peu votre imagination.

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